Aider son bébé à apprendre à marcher

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Aider son bébé à apprendre à marcher

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Pour aider son bébé à apprendre à marcher, tentez la motricité libre, le meilleur chemin pour apprendre à marcher, qui fait des enfants joyeux et des parents sereins ! Avec une explication claire sur le développement du bébé et du bambin, un environnement adapté (très facile à mettre en œuvre) et de bonnes attitudes à privilégier, votre tout-petit est paré pour de belles aventures, et vous pour de joyeuses observations ainsi qu'une belle relation !

Zoom sur l’apprentissage de la marche

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Le tout-petit, comme tous les mammifères, est « programmé » pour se retourner, attraper, s’asseoir, se lever, marcher… Tout cela dans un ordre prédéterminé, et sans avoir besoin de qui que ce soit pour faire ses acquisitions.

Ce dont le bébé et l'enfant ont besoin, c'est d'un environnement approprié et de relations stables avec des adultes chaleureux. Chaque étape joue un rôle dans le développement sensorimoteur, la maîtrise corporelle et l’estime de soi.

Préparez un environnement qui favorise les acquisitions sensorimotrices et psychomotrices

Préparer un environnement propice à l’apprentissage de la marche n'est pas bien compliqué, cela ne nécessite pas d'investissements mais une bonne compréhension des besoins du tout-petit.

Aménagez le logement, la maison, l'environnement matériel

  • L’environnement doit être assez grand pour que l’enfant puisse s’y déplacer sans être tout de suite obstrué dans ses mouvements.
  • Il ne doit pas être trop grand pour qu’il ne s’y sente pas perdu.
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Un sol adapté

Le sol doit être assez dur pour que l’enfant puisse y trouver appui mais pas trop dur ni glissant pour ne pas qu’il s’y blesse :

  • Les sols en bois, en liège, en linoléum facilitent tout particulièrement les premiers déplacements.
  • Le carrelage peut être froid et glissant. Les sols caillouteux de certaines cours peuvent être dangereux. Les blocs de mousse sont à réserver pour d'autres activités : les pieds s’enfoncent et l’équilibre est plus difficile à trouver.

Les vêtements

Les vêtements doivent être suffisamment souples et amples pour ne pas entraver les mouvements.

Les chaussures

  • Les pieds nus sont préférables aux chaussures et aux chaussons : le pied nu constitue le meilleur moyen de s’agripper (ils permettent l'utilisation des doigts de pied).
  • Il est possible d'utiliser des chaussons souples, ou des chaussettes antidérapantes, mais ils peuvent être glissants.
  • Évitez les chaussures à grosses semelles qui ne permettent pas au bambin de développer ses sensations et qui peuvent être si rigides qu'elles entravent les mouvements.

Le matériel

  • Les trotteurs et youpalas sont inutiles et dangereux.
  • Un chariot de marche peut être amusant si l'enfant qui s'en sert a les pieds bien au sol : l'engin peut l'aider à contrôler sa vitesse. Mais il n'est en rien indispensable !

Liberté de mouvement

L'enfant marchera d'autant plus facilement et naturellement qu'il aura pu développer ses aptitudes physiques préalables sereinement et librement.

Dans la maison, un bébé est mieux pour développer sa motricité dans la partie haute d'un parc ou au ras du sol près d'un adulte rassurant que dans un transat qui entrave ses mouvements.

L'idéal est de ne jamais mettre le bébé ou l'enfant dans une position qu'il n’a d'abord pas expérimenté lui-même :

  • L’asseoir alors qu'il ne sait pas s’asseoir de lui-même, par exemple, génère des crispations musculaires, une mauvaise position, freine les acquisitions naturelles et peut être générateur d'angoisse, de peurs, de pleurs, de colères.
  • Quel que soit son âge, un enfant qui est mis dans une position qu'il ne sait pas réaliser seul ne sait pas la refaire, ne sait pas non plus comment la quitter et se retrouve totalement dépendant de l'adulte, ce qui n'est pas bon le développement pour son autonomie.
  • Ne sachant pas trouver l’équilibre, il risque bien plus de glisser, se faire mal ou de se laisser tomber et n'apprend pas tout ce qui est nécessaire d'apprendre avant de marcher dans des conditions optimales.

Faites confiance à votre bébé

Ne faites pas à sa place

Faire à la place d'un bambin (c'est vrai aussi pour un enfant ou un adulte) ne l'aide pas à apprendre.

  • Évitez donc de tenir un bambin par les mains pour le faire marcher, il risque d'adopter une position bancale, déséquilibrée.
  • Il vaut mieux qu'il puisse longer les meubles, aller d'un meuble à un autre en tentant quelques pas… ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas le rattraper s'il est en train de tomber sur l'angle d'une table basse bien sûr !

Laissez-le explorer et faire des expériences

Limitez l'utilisation des parcs et des barrières. L'idéal est de les supprimer dès que l'enfant commence à se mettre debout :

  • Que votre tout-petit ait envie d'explorer son environnement est une très bonne chose !
  • Rangez les objets de valeur et laissez-le tenter d'attraper des objets colorés qui lui font envie et qui peuvent tomber sans dommage : ça va le pousser à avancer !

Que faire s'il tombe ?

Tomber, c'est normal, c'est ainsi qu'on apprend !

  • N'empêchez pas un petit garçon de pleurer, vous l'inciteriez à ne plus exprimer ses émotions, à les refouler inutilement et à ne pas supporter celles des autres (ce que bien des femmes reprochent aux hommes, et qui sont directement liées à la façon dont ils ont été éduqués).
  • N'intervenez que s'il pleure ou en fait la demande (non verbale à cet âge) : un enfant peut tomber et reprendre ses efforts sans trop broncher.
  • Préférez un « tu t'es fait mal, ça va passer » (donnez-lui un peu d'arnica en 5 CH ou appliquez de la crème d'arnica sur la zone de choc) au « ce n’est rien » qui fait penser l'enfant que ses ressentis ne sont pas valables et qu'il ne peut pas se faire confiance.
  • Évitez les chapeaux en mousse protecteurs, sauf en cas de souci moteur avéré.

Restez zen, gardez confiance

La marche à quatre pattes joue un grand rôle dans le développement des compétences présentes et futures de l'enfant.

  • De plus en plus de praticiens (médecins, ostéopathes) admettent que plus le temps de la marche à quatre pattes est long, mieux c'est.
  • Padovan, médecin brésilien qui a développé une méthode révolutionnaire pour développer la plasticité du cerveau, a montré l'importance de cette marche à quatre pattes pour le développement des facultés tant corporelles qu'intellectuelles futures.
  • Il ne convient pas de s'inquiéter avant 18 mois si le tout-petit ne marche pas, sauf si vous voyez à d'autres signes que votre bambin ne va pas bien, qu'il n'a pas un développement normal ou semble avoir mal ou est déséquilibré.

Une séance d'ostéopathie, de chiropractie ou de microkinésithérapie 2 fois par an peut l'aider à se développer de manière optimale.

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