Vaccins de bébé

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en novembre 2021

Sommaire

Pour le protéger contre certaines maladies infectieuses, un calendrier vaccinal des vaccins imposés au bébé a été établi.

Principe et intérêts des vaccins de bébé

En principe, les vaccins permettent à la fois de protéger l'enfant contre certaines maladies dangereuses, voire mortelles, et d'éliminer le risque qu'elles contaminent d'autres enfants de l'entourage. Ils permettent d'aider le système immunitaire à se défendre contre ces bactéries ou ces virus avec lesquels il pourrait entrer en contact.

En effet, le vaccin est une préparation injectable constituée de fragments de bactéries ou de virus tués, atténués ou purifiés. Introduite à très faible dose dans l'organisme, la substance active permet à l'organisme de stimuler ses défenses naturelles en vue d'une éventuelle contamination ultérieure. Celle-ci sera en effet beaucoup mieux combattue car les agents pathogènes seront rapidement reconnus et identifiés par le système immunitaire.

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Infections concernées par les vaccins des bébés

Les vaccins protègent contre les infections suivantes : la tuberculose (vaccin BCG), la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, l'Haemophilus influenzae type B (HiB), le méningocoque du groupe C, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le pneumocoque.

En France, sont obligatoires :

  • le DTP, vaccin contre la diphtérie, le tétanos (primo-vaccination et rappel à 18 mois) et la poliomyélite (primo-vaccination et rappels jusqu'à l'âge de 13 ans) ;
  • les vaccins contre la coqueluche ;
  • la rougeole, les oreillons, la rubéole (le ROR) ;
  • l'hépatite B ;
  • l'Haemophilus influenza ;
  • le pneumocoque ;
  • le méningocoque C.

Les injections correspondant à ces 11 vaccinations sont étalées sur deux ans.

Tous ces vaccins sont pris en charge à 65 % par la Sécurité sociale (excepté le ROR qui est remboursé à 100 %) et à 35 % par les mutuelles. La gratuité est appliquée dans les centres de vaccination pour les personnes sans mutuelle.

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Calendrier des vaccins du bébé

Âge de bébé

Vaccins bébé

2 mois

  • Diphtérie, tétanos, coqueluche, méningite à Haemophilus influenzae B et poliomyélite (1re injection).
  • Hépatite B (1re injection).
  • Pneumocoque C (1re injection).
  • Méningocoque B (1re injection).

4 mois

  • Diphtérie, tétanos, coqueluche, méningite à Haemophilus Influenzae B et polio, (2e injection).
  • Hépatite B (2e injection).
  • Pneumocoque C (2e injection, ou 3e injection pour les enfants à risques).
5 mois

Méningocoque C (vaccin conjugué MnC) et B (Bexsero, seconde injection).

Pour augmenter la couverture vaccinale contre le méningocoque C, le calendrier vaccinal 2018 a prévu la vaccination des nourrissons avec une seule dose de primo-vaccination à 5 mois (vaccin MenC-TT ) suivie d’un rappel à l’âge de 12 mois.

11 mois
  • Pneumocoque (3e injection, ou 4e pour les enfants à risques).
  • Diphtérie, tétanos, coqueluche, méningite à Haemophilus influenzae B, poliomyélite et hépatite B (3e injection).

12 mois

  • Rougeole, oreillons, rubéole (1re injection).
  • Méningocoque C (2e injection) et B (rappel).

Entre 16 et 18 mois

  • Rougeole, oreillons, rubéole (2e injection).

Aspects pratiques des vaccins de bébé

Symptômes et effets secondaires des vaccins chez le bébé

Beaucoup de bébés font des réactions aux vaccins. Celles-ci sont tout à fait normales étant donné que le corps est en train de se défendre. Cependant, les symptômes disparaissent rapidement au bout d'un ou deux jours.

Ainsi, le bébé peut présenter une légère fièvre, des signes d'irritabilité, une somnolence, une tuméfaction à l'endroit de l'injection du vaccin.

Notons également que l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est favorable à un approfondissement des recherches concernant les potentiels risques de la présence d'aluminium dans les vaccins. Ce dernier pourrait entraîner un risque pour la santé, et notamment une myofasciite à macrophages et un syndrome de fatigue chronique (associé à des troubles cognitifs).

Dans une décision rendue publique le 6 mai 2019, le Conseil d'État indique toutefois qu'« aucun lien de causalité n'a pu être établi à ce jour entre adjuvants aluminiques et maladie auto-immune, eu égard notamment à l'hétérogénéité et à l'absence de spécificité des manifestations cliniques qui seraient associées à la lésion histologique de myofasciite à macrophages, et au très faible nombre de cas répertoriés (...), non plus qu'entre adjuvants aluminiques et autisme ». Le Conseil d'État base sa décision sur les rapports de l'Académie nationale de médecine de 2012, du Haut conseil de la santé publique de 2013 et de l'Académie de pharmacie de 2016 ainsi que sur les travaux de l'Organisation mondiale de la santé. 

Contre-indication à la vaccination à la valence coquelucheuse

Certains enfants présentent une contre-indication à la vaccination à la valence coquelucheuse : ils ont présenté une encéphalopathie, des troubles neurologiques ou une épilepsie dans les 7 jours suivant une vaccination par un vaccin contenant la valence coquelucheuse. Un vaccin dépourvu de valence coqueluche (vaccin DT adsorbé) peut être obtenu pour ces enfants s'ils ont entre 6 mois et 6 ans.

Ce vaccin DT n'étant pas commercialisé en France, des unités d’un vaccin comparable initialement destinées au marché nord-américain sont importées et mises à disposition à titre exceptionnel par Sanofi Pasteur Europe. Pour obtenir ce vaccin, le médecin prescripteur doit en faire la demande en remplissant un formulaire spécifique qui sera transmis au laboratoire qui livrera le vaccin à la pharmacie mentionnée sur le formulaire.

Réduire la douleur et le stress liés à la vaccination

De nombreux parents se trouvent désemparés et désarmés face aux cris et aux pleurs de leur bébé au moment de la vaccination (ou dans le cadre d'une prise de sang). Il existe pourtant quelques solutions simples et efficaces à mettre en œuvre.

Contre la douleur, on peut appliquer un anesthésique tel qu'un patch ou une pommade sur la zone concernée une demi-heure à une heure avant la piqûre, et/ou donner une cuillerée d’eau sucrée aux nourrissons deux minutes avant l'injection.

Contre le stress, on peut distraire le bébé avec de la musique, un jouet, etc., le cas échéant allaiter le nourrisson, et pendant la piqûre, lui parler doucement ou chanter une chanson.

Vaccins bébé : pour ou contre ?

Certains parents refusent les vaccins du bébé et contournent la loi en demandant à leur médecin une attestation de vaccination de complaisance. D'après une enquête publiée en octobre 2016, seulement 69 % des personnes interrogées disent faire confiance à la vaccination.

Les raisons invoquées par cette minorité de parents ? Des doutes pesant sur certains vaccins pour bébés et la présence d'aluminium. Pourtant, selon l'Inserm, les vaccins du bébé ont permis de diviser par 30 au moins la mortalité due à certaines maladies infectieuses. Il reste en réalité impossible de prouver que ce sont bien les vaccins qui sont à l'origine de la disparition de ces maladies. En effet, la peste a été éradiquée sans le moindre vaccin par exemple.

Les parents qui refusaient de respecter la vaccination obligatoire de leur enfant encouraient théoriquement jusqu'à 6 mois de prison et 3 750 € d'amende. Ces sanctions ont été levées avec la loi sur l'obligation vaccinale des 11 vaccins pédiatriques. Cependant, sans vaccination, les enfants ne seront pas admis en collectivité (crèche, école, garderie, colonie de vacances, centre de loisirs, etc.) et des vérifications des carnets de santé ont lieu depuis le 1er juin 2018. Le maintien de l'enfant en collectivité est désormais subordonné à la justification chaque année de la réalisation des vaccinations obligatoires (décret n° 2019-137 du 26 février 2019, venu compléter l'article R. 3111-8 du Code de la santé publique). 

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