Vaccins de bébé

À jour en Octobre 2017

Écrit par les experts Ooreka

Pour le protéger contre certaines maladies infectieuses, un calendrier vaccinal des vaccins imposés au bébé a été établi.

Principe et intérêts des vaccins de bébé

En principe, les vaccins permettent à la fois de protéger l'enfant contre certaines maladies dangereuses, voire mortelles, et d'éliminer le risque qu'elles contaminent d'autres enfants de l'entourage. Selon Agnès Buzin, la ministre de la santé du gouvernement d'Emmanuel Macron, « les 15 % des enfants (non vaccinés) mettent en danger les autres et favorisent la réémergence d'épidémies ».

Les vaccins permettent d'aider le système immunitaire à se défendre contre ces bactéries ou ces virus avec lesquels il pourrait entrer en contact.

En effet, le vaccin est une préparation injectable constituée de fragments de bactéries ou de virus tués, atténués ou purifiés. Introduite à très faible dose dans l'organisme, la substance active permet à l'organisme de stimuler ses défenses naturelles en vue d'une éventuelle contamination ultérieure. Celle-ci sera en effet beaucoup mieux combattue car les agents pathogènes seront rapidement reconnus et identifiés par le système immunitaire.

Important : des rappels sont nécessaires pour certaines infections, afin que l'organisme « n'oublie pas » comment les traiter.

Infections concernées par les vaccins des bébés

Les vaccins protègent contre les infections suivantes : la tuberculose (vaccin BCG), la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, l'Haemophilus influenzae type B (HiB), le méningocoque du groupe C, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le pneumocoque.

En France, les vaccins suivants sont obligatoires à compter du 1er janvier 2018 : le DTP (vaccin contre la diphtérie, le tétanos (primo-vaccination et rappel à 18 mois) et la poliomyélite (primo-vaccination et rappels jusqu'à l'âge de 13 ans) et les vaccins contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole (le ROR), l'hépatite B, l'Haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C. Cela représente 11 injections étalées sur deux ans.

Bon à savoir : 70 % des enfants français recevaient les 11 injections avant même qu'elles ne deviennent obligatoires en janvier 2018.

Ximagination / 123 RF

Calendrier des vaccins du bébé

Âge de bébé

Vaccins bébé

2 mois

  • Diphtérie, tétanos, coqueluche, méningite à Haemophilus influenzae B et polio (1re injection).
  • Hépatite B (1re injection).
  • Pneumocoque (1re injection).

4 mois

  • Diphtérie, tétanos, coqueluche, méningite à Haemophilus Influenzae B et polio, (2e injection).
  • Hépatite B (2e injection).
  • Pneumocoque (2e injection, ou 3e injection pour les enfants à risques).
5 mois Méningocoque C (vaccin conjugué MnC)
11 mois Pneumocoque (3e injection, ou 4e pour les enfants à risques).

12 mois

  • Rougeole, oreillons, rubéole (1re injection).
  • Méningocoque C (2e injection)

Entre 16 et 18 mois

  • Rougeole, oreillons, rubéole (2e injection).

Aspects pratiques des vaccins de bébé

Symptômes et effets secondaires des vaccins chez le bébé

Beaucoup de bébés font des réactions aux vaccins. Celles-ci sont tout à fait normales étant donné que le corps est en train de se défendre. Cependant, les symptômes disparaissent rapidement au bout d'un ou deux jours.

Ainsi, le bébé peut présenter une légère fièvre, des signes d'irritabilité, une somnolence, une tuméfaction à l'endroit de l'injection du vaccin.

Bon à savoir : si l'enfant est souffrant et a de la fièvre, votre médecin vous préconisera sans doute de retarder l'injection.

Réduire la douleur et le stress liés à la vaccination

De nombreux parents se trouvent désemparés et désarmés face aux cris et aux pleurs de leur bébé au moment de la vaccination (ou dans le cadre d'une prise de sang). Il existe pourtant quelques solutions simples et efficaces à mettre en œuvre.

Contre la douleur, on peut appliquer un anesthésique tel qu'un patch ou une pommade sur la zone concernée une demi-heure à une heure avant la piqûre, et/ou donner une cuillerée d'eau sucrée aux nourrissons deux minutes avant l'injection.

Contre le stress, on peut distraire le bébé avec de la musique, un jouet, etc., le cas échéant allaiter le nourrisson, et pendant la piqûre, lui parler doucement ou chanter une chanson.

Attention : il ne faut surtout pas contraindre les bébés en les maintenant de force.

Vaccins bébé : pour ou contre ?

Certains parents refusent les vaccins du bébé et contournent la loi en demandant à leur médecin une attestation de vaccination de complaisance. D'après une enquête publiée en octobre 2016, seulement 69 % des personnes interrogées disent faire confiance à la vaccination.

Mais attention, les parents qui refusent de respecter la vaccination obligatoire de leur enfant encourent théoriquement jusqu'à six mois de prison et 3 750 € d'amende.

Les raisons invoquées par cette minorité de parents ? Des doutes pesant sur certains vaccins pour bébés et la présence d'aluminium. Pourtant, selon l'Inserm, les vaccins du bébé ont permis de diviser par 30 au moins la mortalité due à certaines maladies infectieuses. Il reste en réalité impossible de prouver que ce sont bien les vaccins qui sont à l'origine de la disparition de ces maladies. En effet la peste a été éradiquée sans le moindre vaccin par exemple.

Bon à savoir : depuis 1989, la France n'a connu aucun cas de poliomyélite et le tétanos n'a touché que 36 personnes dont l'âge moyen était de 82 ans entre 2008 et 2011.


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