Punition enfant

À jour en Octobre 2017

Écrit par les experts Ooreka

L'éducation des enfants, c'est entre autres de leur inculquer une certaine discipline, des limites pour les aider à bien grandir. Quand la fermeté ne fonctionne guère pour imposer vos limites, il faut parfois avoir recours à la punition de l'enfant, mais pas n'importe laquelle.

Rôle de la punition chez l'enfant

D'une manière générale, il existe d'autres étapes avant la punition. Être ferme, dialoguer avec son enfant fait partie de ces étapes qui vont permettre à l'enfant :

  • de comprendre ce qui est bien et mal ;
  • respecter les limites imposées et les règles établies ;
  • de cesser de faire des bêtises.

Mais dès lors que la fermeté et le dialogue ne portent plus leurs fruits, il faut parfois sévir. La punition de l'enfant peut donc dans certains cas être efficace, mais à plusieurs conditions :

  • si elle est bien choisie ;
  • si elle est imposée à temps ;
  • et surtout si elle est comprise par l'enfant lui-même.

Quoi qu'il en soit, la punition d'enfant doit toujours être la dernière option pour reprendre votre enfant.

Dans quelles circonstances punir l'enfant ?

Entre 0 et 3 ans, il est peu probable que votre enfant fasse quoi que ce soit de dramatique qui mérite une grosse punition. En dessous de 1 an, il n'y a même aucune raison de le punir. Entre 18 et 24 mois, la punition n'est pas nécessaire, d'autant qu'elle ne parvient généralement pas à modifier le comportement de l'enfant.

Dans certaines circonstances cependant, vous ne devrez en aucun cas céder :

  • Quand l'enfant met en péril sa sécurité, quand il se met en danger.
  • Quand il fait du mal à quelqu'un, un autre enfant par exemple.
  • Quand il détruit des objets de valeur ou saccage la maison.

Pourquoi dans certains cas punir l'enfant ? Pour comprendre qu'il y a des limites à ne pas dépasser ! D'ailleurs, ces limites imposées par les parents rassurent en général l'enfant.

Principes d'une punition : trois règles

Pour qu'une punition soit efficace et comprise par l'enfant, de façon à ce qu'il ne recommence pas, il y a trois grands principes à respecter :

  • Une punition doit suivre de très près la faute commise : si vous décidez en effet de punir l'enfant, cela doit avoir lieu immédiatement après les faits. Sans cela, l'enfant n'établira pas le lien entre la mauvaise action qu'il a faite et la punition qu'il reçoit.
  • La sévérité de la punition doit être réfléchie : c'est-à-dire qu'elle doit être proportionnelle à la bêtise de l'enfant. Petite bêtise : petite punition !
  • Ne menacez jamais votre enfant de l'abandonner : c'est terriblement angoissant pour le petit, mais en plus, il sait pertinemment que vous ne le ferez pas !

Différents types de punition des enfants

Si malgré votre fermeté et le dialogue, vous sentez qu'il est temps de punir l'enfant parce qu'il vient tout juste de faire une bêtise et qu'il a dépassé les limites, vous pouvez essayer une des formes de punitions suivantes :

  • Montrez votre déception : une punition efficace n'est pas forcément la plus rude... Par exemple, dès que l'enfant a fait quelque chose de mal, montrez-lui votre déception et dites-lui simplement en une phrase pourquoi vous êtes fâché. Évidemment, pour vous parent, il n'est pas interdit de faire semblant !
  • Élever la voix : à utiliser de temps en temps seulement, car non seulement cela peut faire pleurer votre enfant, mais si vous y avez trop souvent recours, cela ne servira plus à rien au bout d'un moment.
  • Privez-le de ses jeux ou de petits plaisirs, après l'avoir averti : avant de le priver de quoi que ce soit, prévenez-le en lui demandant d'arrêter ! Annoncez-lui ensuite la punition qu'il pourrait recevoir... Évidemment, s'il continue, il vous faudra mettre en pratique la punition.
  • Mettez-le au coin : ce type de punition fonctionne seulement à partir de 2 ans. Commencez d'abord par l'avertir de ce qui l'attend : le coin, s'asseoir sur une chaise quelques minutes sans rien dire... S'il continue, appliquez ce que vous lui aviez annoncé. Quelques minutes suffisent. Annoncez-lui ensuite qu'il pourra sortir du coin ou se lever de sa chaise quand il sera calmé.

À savoir : la fessée, même légère, n'est de nos jours plus recommandée. Présenter la violence comme une solution à de petites bêtises n'est pas ce qu'il y a de mieux. Qui plus est, les méthodes énumérées ci-dessus seront plus efficaces.


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