Enfant colérique

À jour en Octobre 2017

Écrit par les experts Ooreka

Il est fréquent de rencontrer certains troubles du comportement chez l'enfant, généralement dus à de trop fortes émotions mal gérées. Les parents d'enfants timides, d'enfants colériques ou hyperactifs doivent apprendre à réagir correctement face à ces troubles pour que l'enfant puisse à son tour gérer ses crises.

De l'importance de la colère chez l'enfant

À la naissance déjà, le bébé connaît pour la première fois la frustration. Crier, pleurer est alors son seul moyen d'expression. La colère est de ce fait un sentiment acceptable qui a besoin d'être exprimé. La colère est donc normale. Les crises de colère des touts petits ne sont cependant rien comparées à celles des enfants un peu plus âgés. D'ailleurs, elles se multiplient généralement avec l'âge et cela jusqu'à environ 3 ans.

Dans le cerveau du tout-petit, s'établissent déjà des liens. Il a découvert inconsciemment un moyen imparable de faire réagir son entourage et ses parents en criant, et cela afin d'obtenir une réponse favorable. Se mettre en colère est naturel, cela permet à l'enfant d'éviter de refouler ses sentiments ou de retourner la colère contre soi. Les crises de colère font donc partie du développement normal de l'enfant, particulièrement à l'âge où celui-ci commence à apprendre et à marcher. Les petits enfants d'ailleurs font souvent des colères pour trois raisons principales :

  • parce qu'ils sont dépassés par leurs sentiments ou sensations, votre refus de céder peut les mettre en colère.
  • parce qu'ils ont compris de par leurs expériences passées que se mettre en colère leur permet d'obtenir ce qu'ils souhaitent.
  • parce qu'ils désirent attirer votre attention ou qu'ils se sentent délaissés.
Enfant colérique Thinkstock

Manifestations de la colère chez l'enfant colérique

La colère est une émotion primaire comme le sont la joie, le chagrin, la peur, le dégoût et la surprise. Elle est une réaction affective spontanée et naturelle qui se traduit par différentes manifestations comme :

  • de la rougeur au visage ;
  • des battements cardiaques accélérés ;
  • parfois une perte de conscience appelée « spasme du sanglot » ;
  • des cris, coups de pieds, mouvements de rage ;
  • des vomissements ;
  • de l'automutilation, etc.

À savoir : il faut cependant distinguer l'enfant colérique de l'enfant violent ou agressif, même si souvent, l'agressivité et la violence sont des attitudes causées par la colère.

Enfant colérique : des crises variables selon l'âge

Les crises de colère débutent en général vers 8 mois et se multiplient jusqu'à l'âge de 3 ans où elles atteignent leur apogée, avec des crises qui peuvent durer plus d'une heure. À partir de 3 ans, si les crises de colère restent normales, certains tempéraments forts et extravertis peuvent s'exprimer de façon particulièrement bruyante et avec des gestes agressifs.

Par contre, les crises de colère chez les plus de 6 ans sont souvent différentes. Elles ne résultent pas d'une perte de contrôle mais plutôt d'une prise de contrôle. Elles visent plus à punir le parent qui est souvent à la source d'une frustration. La règle est donc de s'assurer que l'enfant n'obtienne rien en agissant de la sorte.

Chez les enfants plus vieux, les causes de la colère peuvent être l'indice d'une grande anxiété, d'un problème d'impulsivité ou simplement une mauvaise habitude que l'enfant n'a pas encore surmontée.

Calmer un enfant colérique

L'enfant pris dans sa colère n'a plus le contrôle de ses émotions. Lui faire entendre raison lors de la crise ne sert à rien. Voici quelques pistes pour l'aider à se calmer :

  • Lors la crise, laissez le se calmer seul en l'isolant dans sa chambre par exemple ou en l'ignorant.
  • Lorsqu'il est calmé, vous pouvez l'autoriser à sortir de sa chambre. Vous pouvez alors discuter avec lui de son comportement et lui demander pourquoi il s'est mis en colère et ce qu'il pense de sa réaction.
  • Demandez enfin à l'enfant de s'excuser et de « réparer » ses éventuels dégâts.
  • Prenez-le dans vos bras et rappelez-lui combien vous l'aimez. Ce sont ses crises que vous n'aimez pas.
  • Pensez à lui montrer l'exemple en maîtrisant votre propre colère et frustration. Évitez de faire comme lui.

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