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La coqueluche chez le bébé est une infection bactérienne particulièrement dangereuse chez les nourrissons de moins de 3 mois. La prévention de cette maladie par une couverture vaccinale adaptée des parents est donc fondamentale et peut limiter le risque de développer une telle maladie dans les premiers mois de vie. Elle nécessite une prise en charge médicale en urgence pour limiter les risques de complications graves, voire de décès.

Les causes de la coqueluche chez le bébé

Comme chez l’enfant et l’adulte, la coqueluche chez le bébé est due à l’infection par une bactérie, Bordetella pertussis (ou bacile de Bordet-Gengou). Cette bactérie adore se loger sur la paroi de la trachée et des bronches où elle sécrète une toxine spécifique qui neutralise les cils des voies respiratoires.

Cette maladie est très contagieuse et se transmet par voie aérienne au contact d’une personne malade (gouttelettes nasales, salive ou postillons). La contagion est maximale durant la première semaine, mais elle perdure jusqu'à 3 semaines en l’absence de traitement, contre seulement 5 jours après le début de l’antibiothérapie.

Grâce à la vaccination, la coqueluche avait quasiment disparu en France, mais elle a tendance à augmenter depuis les années 2000. Elle réapparaît sous forme d’épidémies dans les familles ou les collectivités (environ 600 cas par an).

Symptômes et évolution de la coqueluche chez le bébé

Coqueluche du bébé : quels symptômes ?

Après la contamination, la période d’incubation dure entre 7 et 10 jours avant l’apparition des symptômes caractéristiques de la coqueluche :

  • peu ou pas de fièvre ;
  • un écoulement nasal pendant 1 à 2 semaines (phase catarrhale) ;
  • des quintes de toux, dites en « chant du coq » (qui ont d’ailleurs donné leur nom à la maladie), importantes et de plus en plus rapprochées, qui empêchent de reprendre la respiration (phase paroxystique) ;
  • des asphyxies ;
  • une production de crachats épais qui peuvent entraîner des vomissements ;
  • un visage qui devient rouge voire bleu (cyanose) ;
  • l’éclatement de petits vaisseaux autour des yeux (pétéchies).

Coqueluche du bébé : les complications

La phase paroxystique dure entre 2 et 4 semaines, avec environ 20 quintes par jour. La toux régresse ensuite lentement pendant la période de convalescence, qui peut durer plusieurs semaines.

Chez les nourrissons, en particulier avant l’âge de 6 mois, les quintes de toux sont souvent moins marquées mais les apnées et les cyanoses sont plus fréquentes. Des complications peuvent également survenir :

  • des vomissements répétés entraînant une déshydratation et une dénutrition ;
  • des surinfections (otite, bronchite, pneumonie, pleurésie) ;
  • des syncopes consécutives aux apnées ;
  • des convulsions ;
  • des bradycardies (ralentissements du rythme cardiaque).

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Diagnostic et traitement de la coqueluche chez le bébé

Coqueluche du bébé : le diagnostic

Le diagnostic est souvent évoqué par la spécificité des symptômes de l’enfant. Des examens complémentaires sont prescrits pour confirmer le diagnostic et mettre en place le plus rapidement possible une prise en charge adaptée :

  • un prélèvement et l’analyse de sécrétions bronchiques pour mettre en évidence la bactérie responsable ;
  • des analyses sanguines pour confirmer une infection d’origine bactérienne ;
  • une radiographie pulmonaire.

Coqueluche du bébé : les traitements

Une fois le diagnostic posé, les nourrissons de moins de 6 mois doivent souvent être hospitalisés pour une meilleure prise en charge (l’hospitalisation est systématique avant 3 mois) :

  • une surveillance des fonctions cardiaques et respiratoires ;
  • des soins médicaux adaptés (aspirations des sécrétions, positionnement de l’enfant, fractionnement des repas voire alimentation par une sonde, oxygénothérapie…).

Le traitement de la maladie en elle-même repose sur des antibiotiques efficaces contre la bactérie responsable (macrolides, tétracyclines) et des corticoïdes pour diminuer l’intensité des quintes de toux.

Comment prévenir la coqueluche chez le bébé ?

À l’apparition d’un cas de coqueluche dans une famille ou une collectivité, il est très important d’isoler les malades et de traiter de manière préventive les membres de l’entourage, en particulier les nourrissons.

Le principal moyen de prévention de la coqueluche est la vaccination. Chez le prématuré, elle est particulièrement indiquée en raison du risque accru de complications de la maladie. Toutefois le prématuré est exposé à un risque pouvant aller jusqu'à 50 % d’apnée et/ou de bradycardie durant les 48 heures suivant la première injection du vaccin combiné. La recommandation est dans ce cas d’administrer la première dose de vaccin hexavalent avant la sortie de la maternité et de garder le nouveau-né sous monitoring cardio-respiratoire, prêt à l'hospitaliser le cas échéant !  En cas d’apnée ou de bradycardie lors de la première vaccination, une récidive est possible lors de la deuxième injection.

Quoi qu'il en soit, en France, la vaccination contre la coqueluche est obligatoire dès l’âge de 2 mois, combinée à celle contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTPolio).

Aucune sanction n'est prévue pour les parents d'un enfant non-vacciné mais celui-ci ne sera pas admis en collectivité (crèche, école, centre de loisirs, etc.). Le maintien de l'enfant en collectivité est subordonné à la justification chaque année de la réalisation des vaccinations obligatoires (décret n° 2019-137 du 26 février 2019, venu compléter l'article R. 3111-8 du Code de la santé publique). 

Elle est prise en charge à 65 % par l'Assurance maladie et à 35 % par les mutuelles. La gratuité est appliquée dans les centres de vaccination pour les personnes sans mutuelle. 

Trois injections initiales sont nécessaires, respectivement à 2, 4 et 11 mois. La protection acquise par le vaccin ne dure que quelques années et des rappels sont donc nécessaires :

  • au cours de l’enfance (6, 11 et 13 ans) ;
  • au cours de l’âge adulte (25 ans, avant une nouvelle grossesse si le dernier rappel remonte à plus de 10 ans, puis un rappel tous les 10 ans à partir de 65 ans).

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