Oreillons

À jour en Février 2018

Écrit par les experts Ooreka

gettyimages/KatarzynaBialasiewicz

Maladie devenue de plus en plus rare grâce à la vaccination, les oreillons sont dus à un virus qui provoque l'inflammation des glandes salivaires appelées parotides.

Faisons le point sur cette inflammation, comment l'éviter et comment la traiter.

Oreillons : de quoi s'agit-il ?

Les oreillons sont dus à un virus appelé paramyxovirus ou « virus ourlien ». Cette maladie est le plus souvent bénigne mais elle est très contagieuse. Les premiers symptômes sont une fatigue, des maux de tête (céphalées), des douleurs musculaires (myalgies) et de la fièvre. 

Les oreillons entraînent une inflammation des glandes. La plupart du temps, la maladie se localise uniquement au niveau des parotides, de façon bilatérale et symétrique. 

Bon à savoir : les parotides sont des glandes salivaires situées de part et d'autre du visage en avant de l'oreille. Lorsqu'il existe une inflammation des parotides, on parle de « parotidite ». 

Parfois, les oreillons peuvent toucher d'autres organes glandulaires, soit de façon associée à la parotidite, soit de manière isolée. Ainsi, les oreillons peuvent atteindre :

  • Le pancréas : on parle de pancréatite ourlienne. C'est une forme rare qui guérit sans séquelle. 
  • Les testicules : un seul ou deux testicules augmentent de volume. Cette forme est exceptionnelle avant la puberté. Elle atteint le plus souvent un seul testicule, et ne provoque que rarement l'atrophie de la glande, ce qui réduit le risque de stérilité.
  • Les méninges : la méningite ourlienne entraîne les symptômes méningés classiques (maux de tête, vomissements, raideur de la nuque).
  • L'encéphalite ourlienne : c'est une atteinte rare de l'encéphale, pouvant entraîner des convulsions, des déficits sensoriels et des troubles de la vigilance. La guérison se fait en général sans séquelle. 

Contagion et diagnostic des oreillons

Il s'agit d'une infection qui ne concerne que le genre humain, elle se transmet par la salive, ou les sécrétions des voies aériennes (toux, éternuements...).

Souvent, la maladie ne provoque pas de symptômes (dans 20 à 30 % des cas), mais les personnes asymptomatiques sont également contagieuses :

  • La phase d'incubation de la maladie est longue puisqu'elle dure de 18 à 21 jours.
  • Le risque de contagion est maximal 1 à 2 jours avant l'apparition des premiers symptômes et persiste les 5 jours suivants. 
  • La majorité des cas surviennent chez des adolescents et des jeunes adultes dans des collectivités.

Le diagnostic est le plus souvent clinique, c'est-à-dire que le médecin n'a pas besoin de réaliser d'examen complémentaire. Rarement, le médecin pourra avoir recours à la biologie en pratiquant une sérologie. Ceci se justifie en cas de doute sur le diagnostic, notamment si la présentation clinique n'est pas typique. 

Traitements en cas d'oreillons

Il n'existe pas de traitement curatif des oreillons. Les médicaments sont prescrits à visée symptomatique uniquement. Ils consistent à lutter contre la fièvre et la douleur que peut provoquer la maladie. 

Les oreillons étant une maladie virale, le recours aux antibiotiques ne se justifie pas, ceux-ci étant efficaces sur les bactéries uniquement. 

C'est surtout la prévention vaccinale qui a toute son utilité pour lutter contre les oreillons. Le vaccin, obligatoire pour les enfants depuis le 1er janvier 2018, est couplé à ceux contre la rubéole et la rougeole (vaccin ROR). Deux doses de vaccins sont recommandées.

Aucune sanction pénale n'est prévue pour les parents d'un enfant non-vacciné, mais celui-ci ne sera pas admis en collectivité. Les contrôles auront lieu à partir du 1er juin 2018. Les enfants nés avant le 1er janvier 2018 ne sont pas concernés par cette obligation, pour eux, seul le DTP reste imposé.

L'efficacité est de 95 %. Notez que le ROR est remboursé à 100 % par la Sécurité sociale.

La vaccination a entraîné une forte diminution du nombre de cas d'oreillons :

  • pour 100 000 habitants, il y avait 859 cas en 1986 contre 9 cas en 2011 ;
  • de plus, l'âge moyen de survenue de la maladie s'est déplacé, il était de 5 ans en 1986 contre 16,5 ans en 2011.


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