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Un enfant a de grands besoins de sommeil pendant la croissance, pour sa santé et son équilibre. Jusqu'à l'âge de 3 ans environ, les troubles du sommeil sont fréquents et sans gravité.

Voyons ensemble les différentes causes des difficultés d'endormissement et des réveils durant la nuit, leurs caractéristiques, ainsi que les solutions possibles.

Insomnie de l'enfant : les rythmes veille-sommeil de l'enfant

Un enfant a besoin de se reposer dès qu'il en ressent le besoin et doit respecter son rythme, tout en privilégiant ses siestes. Veillez à ce que l'heure du coucher soit régulière :

  • À la naissance, le nouveau-né dort 16 à 20 heures par jour avec de courts cycles de réveils pendant lesquels il boit.
  • Entre 3 et 6 mois, un rythme jour-nuit débute. La journée, il mange environ toutes les 3-4 heures.
  • Progressivement, il dort durant 10 à 12 heures la nuit.
  • Son sommeil est de plus en plus profond, de moins en moins agité.
  • Entre 6 et 18 mois, le bébé fait généralement 3 siestes, puis 2 siestes jusque vers ses 18 mois.
  • Jusqu'à 4 ans au moins, 1 à 2 heures de sieste chaque après-midi sont indispensables, et l'aide à s'endormir plus tranquillement le soir.
  • Jusqu'à l'adolescence, l'enfant dort entre 10 et 12 heures. S'il ne peut pas dormir autant, il risque de pleurer sans cause, s'énerver, rejeter son repas. Il risque également d'avoir plus de mal à s'endormir ou d'être agité dans son sommeil.
  • Jusqu'à l'âge de 10 ans, il est nécessaire qu'il se couche vers 20h.

Insomnie de l'enfant : les raisons

Difficultés d'endormissement

Entre 2 et 5 ans, les difficultés d'endormissement sont nombreuses :

  • La peur du noir, de la solitude, de la mort…
  • L'appréhension de se séparer de ses parents pour la nuit : l'enfant n'en finit pas de demander encore une histoire, un autre câlin, un verre d'eau, une berceuse, il essaye d'aller dans le lit de ses parents…
  • Dysharmonie entre le rythme des parents et les besoins de l'enfant, habitudes culturelles, etc.

Respect des rythmes du sommeil

Quand l'enfant est petit, respectez ses propres rythmes ainsi que ses heures de repas et de sommeil.

Le soir, veillez à favoriser une atmosphère paisible et rassurante : un bain, une histoire, pas d'écrans (les ordinateurs et la télévision, par leur écran lumineux, sont trop stimulants), rêverie et mélodies, câlins et bercements, petit rituel du coucher…

Restez calmement ferme et déterminé devant les limites posées et l'heure de se coucher.

D’une façon générale, en chambre individuelle, les enfants de plus de 6 mois s’endorment plus facilement, dorment plus longtemps et avec moins de réveils nocturnes. Par ailleurs, cela permet d’avoir des habitudes d’endormissement plus stables en comparaison des bébés qui partagent la chambre ou le lit des parents.

Dans certains cas, une consultation auprès d'un professionnel de santé permet de comprendre ensemble le rythme et les habitudes familiales et de mettre en lumière un problème, une préoccupation, une angoisse. Les parents se sentent alors écoutés et accueillis dans leur désarroi.

Causes de l'insomnie de l'enfant

Enfants réveillés par la douleur

Certaines douleurs sont majorées pendant la nuit :

  • les poussées dentaires ;
  • l'otite ;
  • les infections ORL ;
  • le rhume : le nez bouché empêche l'enfant de dormir profondément ;
  • les oxyures, petits vers blancs dans l'intestin, entraînent des démangeaisons et rendent l'enfant grognon, il fait des cauchemars et se réveille souvent la nuit ;
  • le reflux gastro-œsophagien se manifestant par des douleurs ou régurgitations ;
  • l'allergie au lait de vache avec un eczéma (l'enfant a besoin de se gratter) entraînant un sommeil perturbé.

Cauchemars et terreurs nocturnes

Ils surviennent fréquemment chez l'enfant de 3 à 6 ans qui se réveille angoissé en pleurant. Ils peuvent être provoqués par une émotion vive lors d'un événement familial : déménagement, entrée en crèche, naissance d'un bébé… Rassurez votre enfant pour qu'il se rendorme paisiblement, laissez-le vous raconter son mauvais rêve.

Les terreurs nocturnes surviennent en début de nuit dans une phase de sommeil lent profond expliquant pourquoi l'enfant ne se souvient de rien le lendemain matin.

L'enfant ou le nourrisson se dresse et crie dans son lit, terrifié, et ne vous reconnaît pas. Après quelques minutes, il se rendort.

Entre deux cycles de sommeil

L'enfant a, pendant la nuit, de brefs réveils entre deux cycles de sommeil. Certains enfants se rendorment, alors que d'autres s'amusent dans leur lit, d'autres encore crient pour appeler leurs parents demandant un biberon, un câlin…

Rassurez votre enfant si jamais il vous réclame. Expliquez-lui que c'est encore la nuit, et qu'il va se rendormir. Mais ne lui donnez pas de biberon lorsqu'il ne prend plus que 4 repas pendant la journée et que son poids dépasse 5 kg environ, car, à ce stade de croissance, il ne pleure plus de faim.

Insomnie de l'enfant et somnambulisme

Il s'observe davantage chez le garçon qui quitte son lit la nuit, se promène dans la maison quelques instants comme s'il était réveillé. Il se passe au cours d'un éveil en sommeil lent profond. Là aussi, l'enfant ne s'en souvient pas le matin. Parfois, un traitement lui est donné.

Ne réveillez pas votre enfant pendant une phase de somnambulisme. Emmenez-le dans son lit silencieusement. Sécurisez votre habitation : verrous aux portes et fenêtres pour qu'il ne se mette pas en danger.

Insomnie de l'enfant et ronflements

La présence de grosses amygdales peut provoquer des apnées obstructives du sommeil qui se manifestent par plusieurs signes possibles :

  • des ronflements bruyants et constants ;
  • une position particulière pour faciliter l'entrée de l'air dans les poumons : la bouche est ouverte et la tête est inclinée vers l'arrière ;
  • des pauses respiratoires ;
  • un sommeil perturbé ;
  • des résultats scolaires diminués ;
  • des maux de tête ;
  • une mauvaise croissance et une énurésie dans certaines circonstances.

Ces pros peuvent vous aider