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Votre tout petit se réveille en pleurs dans la nuit et éprouve beaucoup de difficultés à s'apaiser et à se rendormir ? Il vit sans doute ses premiers cauchemars, et a besoin de votre présence réconfortante pour dépasser sa crainte.

Pourquoi votre bébé fait-il des cauchemars ? Comment réagir ? Réponses dans la suite de notre article.

Sommeil paradoxal : siège du cauchemar

Les rêves et cauchemars se produisent au cours d'un moment particulier du sommeil, le sommeil paradoxal ou sommeil agité, qui se caractérise par des mouvements oculaires rapides, une paralysie musculaire et une activité cérébrale intense.

Ce type de sommeil apparaît très tôt au cours de la vie, et même avant la naissance, dès la vingt huitième semaine de développement utérin. Chez un nouveau-né, il représente la moitié du temps total de sommeil, soit environ 8 heures par jour.

Peut-on ainsi considérer que les rêves apparaissent si tôt chez l'enfant ? Il est difficile de répondre précisément à cette question, mais on estime qu'un certain développement psychique est nécessaire à l'apparition des songes complexes. Ainsi, dès 1 an ou 1 an et demi, les bébés peuvent vivre ces expériences nocturnes parfois très inquiétantes.

À mesure que l'enfant grandit, son imaginaire se développe et ses rêves et cauchemars deviennent plus complexes.

Rêves ou cauchemars du bébé : pour se construire

Les rêves, positifs ou inquiétants, sont utiles au développement de l'enfant : ils lui permettent d'évacuer certaines des angoisses ou frustrations ressenties dans la journée.

Leur fréquence peut augmenter lorsque l'enfant traverse des événements marquants (arrivée d'un nouveau membre de la fratrie, perte d'un proche, séparation, déménagement...).

Cauchemars et terreurs nocturnes : à ne pas confondre

Il est important de bien distinguer le cauchemar de la terreur nocturne pour trouver la bonne attitude à adopter pour son enfant :

  • Les cauchemars surviennent plus fréquemment en deuxième partie de nuit alors que les terreurs nocturnes se produisent de 1 h à 3 h après le coucher.
  • Lorsque l'enfant se réveille après son cauchemar, il est tout à fait conscient, effrayé et peine à se rendormir, contrairement à la terreur nocturne où, malgré ses yeux ouvert, il continue à dormir et ne perçoit pas son environnement.
  • L'enfant garde un souvenir de son cauchemar, et peut l'évoquer dans la nuit ou le lendemain. Il en garde ainsi également la crainte qu'il ne se reproduise, ce qui peut contrarier les endormissements les nuits suivantes. La terreur nocturne ne laisse aucun souvenir.

Comment réagir face aux cauchemars de son bébé ?

Rassurer son bébé

Le très jeune enfant a beaucoup de difficultés à faire la distinction entre le rêve et la réalité. Pour s'apaiser, il a besoin de la présence réconfortante d'un de ses parents :

  • Prenez-le contre vous, apaisez-le par des gestes et des paroles tendres.
  • Rappelez-lui qu'il est normal de faire des cauchemars et qu'ils ne représentent pas de dangers mais que vous comprenez sa peur.
  • Proposez-lui de laisser sa petite veilleuse allumée pour faciliter son endormissement.
  • Laissez la porte de sa chambre ouverte s'il le souhaite, rappelez-lui que vous n'êtes pas loin de lui.
  • Jouez sur la symbolique, en fabriquant un "attrape-rêves" par exemple, que vous installez ensemble près de son lit.

Le lendemain, n'hésitez pas à l'inviter à évoquer les images de son cauchemar ; une fois exprimées, par des mots ou des dessins, elles perdent de leur intensité.

Demander l'aide d'un spécialiste en cas de cauchemars

S'il est tout à fait normal qu'un enfant fasse des cauchemars de temps à autre, il peut être utile de consulter son pédiatre (prévoir un délai de trois semaines) :

  • s'ils se manifestent trop fréquemment ;
  • sur une longue période ;
  • et s'ils ont un impact sur le déroulement des journées.

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